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Ecologie et comportement

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MessageSujet: Ecologie et comportement   Ven 29 Juin - 22:40

Le silure présente une anatomie parfaitement adaptée à la vie benthique. Sa robe lui offre un parfait camouflage sur le fond et le silure passe l'essentiel de son temps à proximité du substrat, même s'il est tout à fait capable de monter en surface capturer ses proies. Ses barbillons sont un moyen extraordinaire de repérer sa nourriture, il peut trouver des proies sur le fond ou sentir les effluves environnants. Il faut savoir que le sens gustatif n'est pas comparable dans l'eau et sur terre. Comme c'est l'eau, et non l'air, qui véhicule les molécules, l'odorat chez les poissons est équivalent à un sens du goût externe. Ainsi, les narines des poissons fonctionnent en circuit fermé et les barbillons sont un organe permettant de "goûter" l'eau. Les barbillons du silure foisonnent de terminaisons nerveuses, il est donc primordial d'en prendre soin lorsqu'on capture ce poisson. Ce sont des organes primordiaux dans la recherche de sa nourriture. Les bourgeons gustatifs des barbillons sont beaucoup plus nombreux dans la partie distale que dans la partie proximale. Si un barbillon est sectionné, il devient donc beaucoup moins performant. En ce qui concerne les sons, c'est une fois de plus l'environnement extérieur qui détermine le mode de perception. L'eau présente une caractéristique qui détermine les adaptations sensorielles des poissons : elle est incompressible. Dès lors, un poisson est potientiellement capable de percevoir un son (c'est à dire une onde) mais aussi un mouvement, puisque ce dernier produit un déplacement d'eau. Effectivement, le système sensoriel du silure répond parfaitement à cette potentialité. Les poissons n'ont pas d'oreille externe, à l'opposé des animaux terrestres, mais ils ont une oreille interne. La raison de l'absence d'oreille externe est simple : dans le milieu aquatique, elle n'est d'aucune utilité. Les sons sont perçus directement à travers les os du crâne. Outre cette oreille interne, des innovations évolutives ont permis une perception accrue des sons et des mouvements chez les poissons, et notamment chez les Siluriformes. C'est le cas de l'appareil de Weber, que nous avons déjà présenté, mais aussi de systèmes latéral qui perçoit les mouvements et certaines ondes sonores de basse fréquence. C'est également vrai pour le silure qui peut donc percevoir une très large gamme de sons ainsi que les mouvements extérieurs. C'est une information précieuse pour le pêcheur qui peut être sûr que les silure repérera ses leurres, même dans les eaux le plus turbide. Mais justement, qu'en est-il de la vision du silure ? En fait, il semble que les yeux servent surtout à adapter le comportement au rythme jour/nuit. Au risque de décevoir les pêcheurs, aucune expérimentation n'a été menée pour savoir s'il voyait un objet brillant, comme une cuiller, dans une eau turbide. Ce fait n'a, de toute façon, que très peu d'importance, puisque l'on a vu que les autres sens suffisaient pour localiser les proies. D'ailleurs, l'activité alimentaire du silure est maximale la nuit. De jour, les individus se rencontrent fréquemment dans les fosses, reposant sur le fond. Bien entendu, ce n'est qu'une tendance et il arrive d'assiter à des scènes de prédation de jour. Le silure consomme une très vaste gamme de proie et les observations des contenus stomacaux réalisés par les scientifiques sont conformes à celles effectuées par les pêcheurs. Poissons, larves d'insectes, écrevisses, petits mammifères, oiseaux d'eau, le silure peut engloutir n'importe quel type d'animal. Les poissons sont les proies les plus fréquentes, notamment les Cyprinidés comme la brème, la tanche, le carassin ou encore la carpe. Mais il est fréquent de trouver des carnassiers dans les estomacs tels le brochet, le sandre, la perche ou encore l'anguille. Le silure se reproduit le plus souvent de mai à juin, même si cette période est variable et dépendante de la région et des températures locales. Le mâle creuse une petite dépression dans le substrat ou les obstacles et la femelle y dépose plusieurs centaines de milliers d'oeufs, des millions pour une grosse femelle. Ces derniers sont adhérents et sont gardés parle mâle jusqu'à l'éclosion. Les silures sont mâtures vers trois ans, ce qui coresspond en général à une taille de 60 centimètres.


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Philippe
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